Trois questions à …/ Soumahoro Farikou (Président Fenacci) : « Nous sommes toujours confrontés à des surcoûts »

Le président de la Fédération des commerçants de Côte d’Ivoire (Fenacci) pense que le gouvernement ne fait pas assez pour réduire les prix.

Vous avez eu plusieurs rencontres avec le ministère du Commerce pour soulager les populations en réduisant les prix des denrées, mais tout porte à croire que vous n’avez rien fait.

Nous sommes toujours confrontés à des surcoûts. Les gouvernants pensent qu’on peut régler le problème avec des communications à la télé. Non, il nous faut nous asseoir pour trouver la bonne méthode pour régler la question. Aujourd’hui, nos frais portuaires pour un conteneur de quarante pieds s’élèvent à 800 mille Fcfa. Le conteneur de quarante pieds transporté du port à Treichville revient à l’opérateur à 132 000 Fcfa. Lorsqu’il le transporte à Adjamé c’est 200 000 Fcfa et à Yopougon 380 000 Fcfa.

Le gouvernement devait pourtant statuer sur toutes ces questions après la sortie du Premier ministre.

J’ai remis toutes ces informations en mains propres au Premier ministre, Ahoussou Jeannot, au cours d’une rencontre qu’il a initiée à la Caisse de stabilisation. Il a promis de prendre en compte ces préoccupations. Des mesures avaient été annoncées pour nous accompagner. Mais nous attendons.

Vous voulez dire que rien n’a été fait depuis lors ?

Ce sont les frais d’échange de BL qui sont passés de 32 000 Fcfa à 22 000 Fcfa. Au niveau du scanneur et des frais de magasinage rien n’a encore été fait. Sur le riz, il a été demandé aux commerçants de diminuer le prix sur toutes les qualités. Mais les consommateurs ne peuvent pas ressentir cette réduction, parce que sur chaque qualité de riz, il y a une réduction de 20 Fcfa par kilo. Pour celui qui achète un sac de 100 kilo, il n’a qu’une réduction de 2.000 Fcfa. Pour un sac de 50 kilos c’est 1.000 Fcfa. Pourtant, les grands consommateurs de riz achètent plus les sacs de 25 kilos alors, ils n’ont qu’une réduction de 500 Fcfa, ce qui n’est pas perceptible. Autre fait, c’est que l’Etat n’a pas la maîtrise du mécanisme de prix sur le marché mondial. C’est pourquoi nous demandons qu’on soit autour d’une table. Et nous demandons que le gouvernement arrête de créer des comités ministériels sur la question, parce qu’ils ne sont pas sur le terrain. C’est nous qui savons comment nous négocions les marchandises à l’extérieur.

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